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Brochure Servantes des Pauvres.pdf (2.9 MB)
Te suivre dans la vie religieuse ? ou Te suivre dans le mariage ?
Soeur Marie Pauline, 24 ans

 

 

 

 

 

 

« Alors j'ai dit : voici, je viens ! »

« C'est Ta Face, Seigneur, que je cherche »

« Adimplebis me laetitia cum vúltu tuo, Dómine »

 

Veni Sancte Spiritus afin de dévoiler les merveilles de la Miséricorde Infinie du Père venu me prendre par la main avant même mes premiers pas sur cette terre. Elevée dans la chaleur d'une vie familiale profondément catholique, la petite graine du Baptême a germé et grandi comme dans la bonne terre. Arrivée aux années du lycée, je sentis que le Bon Dieu me demandait une vraie réponse bien personnelle à un appel auquel il me semblait avoir déjà répondu depuis toujours, désirant Le suivre dans la vie religieuse. Aussi, ce 12 décembre où l'Eglise nous fait entendre dans les lectures de la messe un vibrant « Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! » j'ai répondu : « d'accord, c'est pour moi ! » C'est vers la Sainte Vierge que je me suis alors tournée, lui disant ce premier Oui, sachant que cette Douce et si chère Maman  saurait le déposer à l'abri dans le Coeur de son Divin Fils - Magnificat anima mea Dominum... A la fin de cette riche période des années du lycée, voilà que de nouveau le Bon Maître me demandait de Le suivre et avec toute l'impatience de mon caractère, je m'entendis Lui répondre « Oui ! mais où ?! Ici. »

 

Ici, au pied de l'autel où était installée la crèche dans la Joie de Noël en cette vigile de l'Epiphanie ; Ici, dans la paille, la Pauvreté de Bethléem, pour y trouver l'Enfant Dieu ; Ici, dans l'Adoration du Saint Sacrement exposé pour les élèves comme chaque soir Tout cela, je l'ai compris bien plus tard après un cheminement de trois longues années au bout desquelles ce « Ici » est devenu si Lumineux. Guidée, soutenue surtout par la prière d'un bon directeur spirituel, le Saint Esprit a pu mettre dehors peu à peu tous les « a priori » et idées toutes faites qui encombraient mon coeur. La Sainte Vierge veillait, comme toujours, de concert avec le Divin chef dorchestre qui me façonnait dans une vie de prière bien nécessaire.

 

Au milieu de mes études d'infirmière, il fallait que je puisse trouver la force divine dans les Trésors de l'Eglise et le Seigneur dans sa grande Miséricorde ne cessait de me faire sentir l'urgente nécessité de tenir un rythme soutenu de vie spirituelle, vital pour mon âme. Années riches dexpérience dans cette toute première approche du monde médical et surtout du monde des malades et de la souffrance.

« Ta Main me conduit, Seigneur » et c'est encore Toi qui me demandait une nouvelle fois si j'étais toujours décidée à Te suivre. « Mais oui, Seigneur, Tu sais tout, Tu sais que je Taime ! » (Jn XXI) Te suivre dans la vie religieuse ? ou Te suivre dans le mariage ? Car voilà que la question se faisait plus pressante. Et cette formidable aventure du mariage dont j'avais un merveilleux témoignage chaque jour sous les yeux à la maison ne me semblait pas rejeter les désirs profonds de mon coeur. Il n'a pas été long à me faire sentir qu'Il est un Dieu Jaloux qui me voulait entièrement donnée à Son Amour dans la radicalité de l'Evangile. Alors, poussée par un cher Ami, l'Esprit Saint, j'ai dit Oui !

J'avais eu la chance de partager quelques jours de vie communautaire chez des moniales bénédictines, jours de découverte de la vie religieuse de l'intérieur. Avec l'intime conviction que ma formation infirmière en cours devrait me servir un jour, je cherchais toujours Où donc m'attendait mon Jésus ? Orientée vers les Servantes des Pauvres dont le nom déplaisait assez à mon terrible orgueil, Il m'a donné la force de venir découvrir cette congrégation, attirée que j'étais par leur vie bénédictine au Service des malades. Dès mes premiers pas dans cette maison, une Voix intérieure me dit "Bienvenue chez toi !" et quelques secondes plus tard, devant un immense Crucifix, cette Parole de Jésus sur la Croix me venait à l'esprit « Père, entre Tes mains, je remets mon Esprit » Je n'avais plus qu'à dire Amen ! Merci Seigneur, enfin c'est Ici ! Les jours qui ont suivi m'ont donné la certitude que ce n'était pas par dépit que j'arrêtais ici ma course, mais bien pour répondre à la Volonté de mon Seigneur : Le suivre de plus près, par la Profession religieuse, sous la Règle de Saint Benoît dont la profonde Paix embaume la maison, recherchant sans cesse Son Visage dans les Pauvres et les malades visités à domicile et chez qui la soeur n'entre pas sans avoir souhaité la Paix à cette maison (Lc X) et suivant cette belle recommandation du Vénéré Père Fondateur Avant de partir pour soigner les malades, une Servante des Pauvres doit se rendre à la Chapelle pour adresser à Dieu une fervente prière.  Dieu est Bon !

Admise au postulat, ce furent 9 longs mois remplis de ces mille trésors de la Miséricorde Divine pour obtenir mon diplôme, finir l'année scoute et vivre de beaux moments de la Vie familiale ; vivre ensemble, cadeau de la Sainte Vierge, ce riche pèlerinage à Lourdes avec le cher Pape Jean-Paul II pour fêter son Assomption.

Depuis 5 mois que me voici Servante des Pauvres par la grande grâce de la Profession religieuse, je suis loin d'avoir découvert toute la richesse de ce beau titre de noblesse que nous a laissé notre Bon Père. Trésor d'humilité du Service quotidien de la Charité auprès des plus Pauvres. J'apprends chaque jour davantage à vivre au Service du Seigneur, de mes soeurs et des Pauvres. « Tu me scrutes, Seigneur, et Tu me connais bien ! Cest Toi qui as formé l'intime de mon être » chante le Ps 138. Oh Oui ! Il sait que mon goût pour la musique trouve un profond et vibrant écho dans la Liturgie grégorienne, dans la célébration quotidienne de l'Opus Dei, pôle de la Règle de Saint Benoît ; que, rayonnant autour de la Messe, cette oeuvre de Dieu m'abreuve et peut m'unir à notre Epoux Divin dans chacun des mystères que l'Eglise nous fait revivre, cette Eglise à laquelle notre Bon Père Fondateur était si attaché, attachement filial qu'il a si bien su transmettre à ses filles : « Tout pour l'Eglise, tout par l'Eglise, tel sera l'Esprit constant de leur oeuvre. » 

« Je dis au Seigneur : Mon Dieu, c'est Toi ! » Ps 139. Cest Toi qui es là, dans chacune de mes soeurs, qui m'apprend à vivre à leur service dans la Joie et l'esprit de famille si caractéristique de la Règle bénédictine, dans la Paix de la Charité fraternelle. C'est Toi qui nous envoie au Service des Pauvres pour leur porter la lumière de la foi et le feu de la Charité après nous avoir fait puiser dans Ton Coeur. 

Notre Père fondateur disait : « L'important, cest de voir Jésus-Christ dans les malades. » Il avait été bouleversé par cette Parole de Jésus : « J'étais malade, et vous M'avez visité » Mt XXV,36, et c'est ce qui lui faisait dire encore : « Après avoir servi le Seigneur aux pieds des autels, la Servante des Pauvres continue de Le servir au chevet des malades et des agonisants. »  Chez ces malades que nous allons soigner et visiter, le Saint Esprit est toujours à l'oeuvre silencieusement même s'il semble ne rien se passer pour ces âmes portées par la prière et l'offrande de nos soeurs qui restent à la communauté. Ce sont aussi de belles petites perles qu'Il nous donne selon Son bon plaisir Il y a par exemple, cette petite dame de 3 ans avant la centaine que la soeur vient réconforter en préparant ses médicaments lorsque malgré son sourire continuel, elle lui confie sa tristesse de se voir fatiguée et de ne plus pouvoir aller à la messe chaque jour. Ou bien cette personne chez qui la foi est précieusement enfouie au fond du coeur parce que "oh, vous savez, ma soeur chez nous, on est croyant, mais on ne pratique pas" et il arrive une petite brèche dans la conversation dans laquelle on peut se faufiler pour parler du Bon Dieu et de la Sainte Vierge ; comme ce jour où après l'injection dinsuline, je lui propose de confier cette journée à Notre Dame, elle me répond « Oh non ! je suis bretonne et puis je dis toujours un je vous salue Marie avant de m'endormir » Nul doute que cette Douce Maman du Ciel se réjouit de cette fidélité toute simple.

C'est encore cette dame que nous aidons chaque jour pour sa toilette et dont l'esprit semble sen aller de plus en plus, mais qui dans un moment de lucidité rebondissant sue un mot se met à chanter de tout son coeur ce bon vieux cantique à la Sainte Vierge "Au ciel, au ciel, au ciel, j'irai La voir un jour !" Il y en a d'autres chez qui nous gardons le silence parce que « Vous savez ma soeur, je suis protestante » alors il nous suffit d'être là, attentives à ses besoins, à l'écoute de ses soucis et de sa solitude, et Jésus Lui-même souffle silencieusement par son Esprit dans son coeur. Quelle Joie aussi de pouvoir accompagner cette maman dans la préparation au Baptême du petit dernier. Nous l'avons suivie tout spécialement en fin de grossesse (diabète et tension) ; merveilleuse occasion providentielle pour préparer Noël, cheminer avec la famille vers la demande du Baptême pour les 4 enfants âgés de 9, 4, 2 ans et 1 mois... Cadeaux du Ciel et sourire de notre Vénéré Père qui invite sa petite fille à poursuivre avec Joie et Persévérance dans la fidélité à cette belle mission de soulager les corps et conduire les âmes dans la Lumière de la Foi. DEO GRATIAS ! « Misericordias Domini, in aeternum cantabo »

« Je Texalte, ô Roi, mon Dieu, je bénis Ton Nom à jamais,

je veux Te bénir chaque jour, louer Ton Nom toujours et à jamais ! »

 

Sur Marie Pauline Boucharlat de Chazotte

Servante des Pauvres

 

 

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger la brochure de présentation en haut à droite ou contacter les soeurs:

Congrégation des Servantes des Pauvres

Oblates Régulières de l'Ordre de Saint Benoît

49 bis rue Parmentier

49000  ANGERS

France

Tel : 02 41 66  38 30

http://www.servantesdespauvres-osb.org/

Cliquer ici pour m'envoyer un e-mail.
                                                                                                                                                                                                       
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