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Accueil / Témoignages: prêtres, séminaristes, moines, religieuses, consacré(e)s... / Hommes / Séminaristes
Frère Paul Martinez, LC Né le 2 décembre 1988 à Vannes, Bretagne A Vannes (Morbihan), dans la clinique du Sacré-Coeur, le 2 décembre 1988, le petit Paul Vincent Jean-Marie MARTINEZ, dont on ignorait encore le nom, naissait. Cependant, qui oserait affirmer que le Seigneur n'avait pas encore posé sur lui son regard bienveillant ? Le 15 janvier, le petit Paul fut incorporé au corps mystique du Christ par le sacrement du baptême... Le 7 janvier 1989, ma mère me consacra à St Michel et à Notre Dame des Anges au sanctuaire du Mont Saint-Michel, et avant ma naissance, à la très Sainte Vierge. Il faut avouer que je ne détiens pas l'exclusivité pour ce qui est de la consécration à la Sainte Vierge puisqu'il en fut de même pour mes autres frères. Toutefois, cela ne me semble pas anodin puisqu'au cours de notre enfance, mes frères et moi partagions le désir de suivre la vocation au sacerdoce, bien qu'à présent nous ne soyons que deux sur les quatre, à suivre la vocation sacerdotale! C'est quand même pas mal, 2 sur 4! Cette consécration m'a permis de vivre dans une ambiance hors du commun : nous allions à la messe non seulement le dimanche mais aussi le mercredi et les jours importants sans oublier les célébrations liturgiques de la Semaine Sainte, qu'il y eût classe ou non. D'autre part, notre famille était membre d'un groupe de prière dans lequel nous récitions le chapelet et tenions d'autres activités spirituelles du même genre. La Sainte Vierge était vraiment présente dans ma vie : dès ma naissance ma mère m'avait attaché autour du poignet un ruban avec la médaille miraculeuse, que je porte encore aujourd'hui avec le scapulaire du Mont Carmel que je reçus du prêtre qui me baptisa. Dans la recherche des moments clefs de ma vocation, je me suis rendu compte que tout s'est passé très vite et que les clins d'oeil de Celui de qui nous avons tout reçu étaient toujours présents. En 1993 un événement très important pour moi est survenu (non pas celui de la victoire de l'Olympique de Marseille en « Champions League ») mais plutôt celui de mon premier appel au sacerdoce. Je ne peux dire ni le jour, ni le lieu, rien d'autre sinon que de 1993 à 1996 nous allions en famille à la Cotellerie (près de Laval), où se trouve un groupe de chanoines réguliers (les petits frères de Marie Mère du Rédempteur) fondés par Mère Marie de la Croix. Dès l'âge de 5 ans j'avais le désir quoique enfantin de devenir petit frère de Marie. Nous nous rendions également chez les bénédictins de Kergonan (près de Vannes) pour nous confesser et pour les réunions de Mission Thérésienne, avec le Père Bruno Thévenin, mais malgré cela je n'ai jamais voulu devenir bénédictin. Cependant je me souviens d'un fait important. Lorsque nous étions à la Cotellerie, je demandais à ma mère de me lever plus tôt pour pouvoir assister aux offices de 7h. Nous y allions, de fait, mes frères et moi, le plus de fois que l'on pouvait: c'était plus ou moins un concours, à savoir qui réussirai à y aller le plus souvent! Tous les jours, nous assistions à la messe et aux vêpres, si bien qu'un jour, mes deux grands frères et moi, nous fûmes les premiers enfants acolytes dans l'Abbaye. En effet, notre mère avait demandé s'il était possible que nous le soyons, et la réponse fut positive! Pour en revenir à ma vocation, il faut dire que cet appel que j'avais reçu devint tellement présent à mon esprit, qu'un an avant d'entrer à l'École Apostolique, j'avais annoncé au Père Prieur de l'époque que je voulais être petit frère de Marie, ce à quoi il me répondit qu'il fallait que j'y réfléchisse un peu plus et que de toute façon on ne pouvait pas rentrer avant 18 ans... Pour ce qui est de Mission Thérésienne, je dois aussi dire que nous étions tous parrains d'un futur prêtre, et à présent ils le sont tous. Le "mien" fut ordonné le 29 juin 1996 à Notre Dame de Paris, ce qui me permit de visiter la capitale pour l'occasion... Revenant à ma famille, je me rappelle que mes deux grands frères voulaient être missionnaires et imaginaient, en montrant du doigt sur une carte du monde où ils iraient. Mais malgré cela, je restais ferme dans ma décision ne voyant aucun intérêt dans leur souhait ou en celui de mon petit frère qui voulait être bénédictin. Je me souviens encore de quelques discussions que nous avions entre nous pour savoir ce qui était le mieux : être missionnaire, petit frère de Marie ou bénédictin. Chacun de nous donnait ses arguments pour justifier le sacerdoce auquel il aspirait mais les missionnaires gagnaient toujours car ils étaient deux !! De fait, cela n'était pas notre seule diversion au sujet du sacerdoce, il y avait celui qui est commun à beaucoup d'enfants : jouer à célébrer la messe. De 1994 à 1995, le plus grand frère faisait le prêtre, il portait une écharpe transformée en étole, et le reste jouait le rôle de l'assemblée. C'était très simple, nous allions dans le jardin et jouant à je ne sais quoi, venait le moment où l'on allait à la messe. Le vin n'était que de l'eau avec du sirop et l'hostie était un morceau de pain. Quand nous partîmes de Férel (Morbihan) pour aller à Pontchâteau (Loire-Atlantique) ce n'était plus mon grand frère le prêtre, puisqu'il était en pension à Derval, mais mon autre grand frère ou moi-même. Cela se passa de 1997 à 1998. Par ailleurs il y eut un autre clin d'oeil de la part du Seigneur le jour de ma Première Communion. Elle eut lieu le 20 novembre 1994, jour de la fête du Christ Roi, à Ste Anne de Kergonan par l'intermédiaire du confesseur que j'avais : le P. Yves Boucher. Cela peut sembler anodin mais cest pour moi très significatif car le jour où j'ai pu commencer à recevoir Jésus en mon Coeur, ce fut le jour de la fête du Christ Roi qui est une fête très importante pour la Légion du Christ. Je me souviens aussi d'une autre anecdote concernant ma vocation: en 1997, nous sommes allés à Marseille durant l'été, comme nous le faisions chaque année, pour aller voir nos grands-parents. Cette année-là, nous étions allés voir un prêtre, ami d'enfance d'un de mes oncles, à l'église Ste Rita. Le prêtre nous demanda : « qui de vous veut devenir prêtre ? » Bien sûr, à son grand étonnement, chacun de nous répondit : « moi ! », en levant la main. Ainsi, nous a-t-il offert, à tous, une image de Ste Rita. Cette même année, mais bien avant, le professeur de catéchisme avait demandé aux élèves de la classe le métier quils voulaient faire. Sans même me poser la question de ce qu'auraient pensé les autres, je répondis: "Prêtre!". Je me souviens encore que cela n'avait dérangé personne mais que plutôt cela avait étonné tout le monde. Un an plus tard, cest-à-dire en CM2, je participais aux séjours de discernement que proposaient les Légionnaires du Christ à Méry-Sur-Marne, ainsi qu'au pèlerinage à Rome, vers Noël. Lorsque nous partagions nos expériences au retour des vacances, tout le monde a su que je rentrerai au petit séminaire l'année suivante. Une chose me reste encore gravée : cest le fait qu'à la suite du camp de Pâques, je voulais faire comme les apostoliques et ainsi m'étais-je mis en tête de ne plus dire de gros-mots, si bien qu'il advint que m'étant retenu d'en dire contre mon habitude, celui qui m'avait auparavant provoqué s'en rendit compte et resta tout étonné. Jusqu'à la fin de l'année scolaire, j'étais ainsi désigné comme le futur curé, mais cela était dans une bonne intention de la part de tous... J'ai donc participé aux camps que propose l'École Apostolique, car ma mère qui écoute Radio Fidélité à Nantes, avait par ce biais entendu un témoignage fait par le P. Gonzague Monzon, sur lÉcole Apostolique. Pour une mère de quatre fils qui veulent être prêtres, trouver une école adéquate, voire un petit séminaire, était chose difficile. Ecoutant cela, ma mère appela au plus vite le P. Gonzague qui se rendit chez nous une semaine plus tard pour présenter plus en détail cette école et la congrégation dont elle dépend. Ainsi, durant le mois de juillet de l'année 1999 je suis entré dans cette école en compagnie de mes deux grands frères. J'y ai donc passé sept ans! Je suis à présent dans "l'antichambre" de la vie religieuse qu'est le noviciat. Je rends infiniment grâce à Dieu pour le don de ma vocation. Je remercie aussi beaucoup ma famille pour son soutien et car sans l'ambiance si chrétienne qu'il y avait chez nous, certainement je n'aurai jamais pu persévérer dans cette vocation recue si jeune... Merci aussi à mes formateurs, qui m'ont permis et continuent de m'aider à suivre avec constance le sentier étroit qui mène à Jésus-Christ.
Paul. |
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